clviij Introduction.
vrai de mes vœux les deftins de la France,& livrant aux hafards du tems ma réputa-tion , & le fouvenir qu’on voudra bien meconferver , fi je promene encore quelque-fois mes regards fur les rives que j’ai quit-tées , je le ferai , j’efpére , fans dépit &fans jaloufie ; & me défendant fur - toutd’aucune injuftice, je n’oublierai point quefi j’ai eu des peines , j’ai obtenu auffi degrandes récompenfes. Je les tiens de vous,âmes nobles & diftinguées, dont le fuffra-ge a fait li fou vent ma confolation ; je lestiens de vous , peuple fenfible , de vousfur-tout, habitants des Provinces, qui avezpeut - être apperçu que je redoutois plusvos gémiffèments fugitifs , que les bruyan-tes clameurs des hommes avides de la ca-pitale. Qu’ils foient heureux ceux qui mefuivront, & par les honneurs de la Cour,& par les différents avantages du créditou de la puiffance , je ne leur porterai pointenvie ! je doute qu’ils y puilfent trouverune fatisfaclion égale à celle qu’on éprouve,