Introduction. civij
ques-là cependant, & ceci eft un confeiîque je vous donne pour votre bonheur,oui , jufques au moment où vous ferezforcés de renoncer aux affaires publiques,détournez, s’il fe peut, vos yeux des vices& des fautes des hommes, afin que rienn’altére cet amour qui doit entretenir vo*tre courage ; & lorique votre cœur , flétripar les fuccès des méchants, fentira lesapproches de l’indifférence , ralfemblez vosforces pour y réfifter ; rentrez au - dedansde vous - même, & fi vous vous trouvezquelques vertus , croyez que la nature arépandu fur la terre beaucoup d’hommes quivous égalent, & qu’il vous eft honorablede fervir.
Pour moi, qui maintenant ne verrai plusque de loin le jeu des grandes paffions,& qui ne ferai plus obligé de lutter con-tr’elles ; pour moi, qui n’aurai plus quedes fouvenirs, & dont le tems peut-êtreeffacera chaque jour quelque trace ; toutentier déformais à me* fentiments, je fui-