Introd uction. cxîix
temple la mer en furie & les débris ef-frayants dont elle a couvert le rivage. Ilfera bien encore , s’il le peut , de fe li-vrer à l’étude de la nature confidéréedans fes vaftes relforts ; & il devra quel-quefois arrêter fes regards fur cet ordreéternel & magnifique, qu’on oublie aufond des cités , & qui peut cependant
élever la penfée, vers tout ce qui nous in-térefle davantage, le commencement & lafin de notre deftinée. Il faut s’abandonnerdans cet infini, pour éloigner de foi lesfouvenirs de tout ce qu’il y a de plusgrand dans les occupations de la fociété ;il faut réfléchir fur la petiteffe de l’hommeau milieu de cet inimenfe univers , pourfentir profondément, combien eft courtecette vie où l’on voudrait recueillir tantde gloire , & combien eft vain ce bruit,qui demain peut-être, va fe perdre pournous près d’une cendre infenfible.
Mais les plus touchantes confolationsfont celles qu’on reçoit de la véritable
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