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s’il y a long-te ms appliqué toutes les fa.cultes de fon efprit. Cependant, les idéesde tout genre, les réflexions de toute ef.pece, le pâlie, l’avenir & l’univers entier,appartiennent à l’homme fenflble ; il fautque fon ame, alors qu’elle eft brifée, ycherche comme un nouveau moule ; il fautque la retraite calme fes agitations ; ilfaut qu’il y fafle la revue de fes erreurs& de fes foibleffds , afin de fe trouverpetit près de fon ambition , & vain à côtéde fes projets. Ce qui fied le mieux alorsà la fituation de fon ame , c’eft la vie fo-litaire & l’habitation de la campagne : ildoit diriger fa méditation vers les grandesidées de morale , il doit chercher dansle calme à fe former des idées plus juftesfur la valeur qu’il faut mettre aux diver-fes illufions qui captivent les hommes ; ildoit, comme d’une hauteur où il a placéfon abri, conûdérer le tumulte des paf-fions, leurs peines & leurs injuftices, ainfiqu’un homme échappé du naufrage, con-