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indifférent à ces Ululions de la vanité, quitour-à-tour vous flattent ou vous déçoi-vent.
De tous les attachements qui font étran-gers aux mouvements de la nature , leplus adif, celui qui enveloppe davantagetoutes les penfées, c’eft l’intérêt qu’onporte aux grands objets d’adminiftration ;& lorfqu’on eft capable d’en faifir les'rapports, on trouve dans un pareil exer-çice de l’efprit une forte de majefté dontle fentiment vous éleve & vous en impofe :c’eft une occupation dont les réfultats -utiles & bienfaifants * vous ramènent fansceffe à l’amour de l’humanité : c’eft uneconception enfin s dont la chaîne eft im-menfe, & qui femble vous unir par unpoint à l’ordre du monde. & à l’harmo-nie de l’univers. Mais quand du haut deces méditations, quand le cœur échaufféde tous ces fentiments, il faut retomberdans les petites combinaifons de l’hommeprivé, l’on éprouve une fecouffe difficile
Tome I. k