cxlrv Introduction.
roïque ; mais bientôt fatisfaites de leurvertu, elles s’éloignent avec tout le mon-de. Tel eft à - peu - près le fort de tousceux qui , fans aucun talent diftingué ,fans aucun amour du bien public , maispour le vain plailir de fe rehaulfer , fontentrés dans la carrière du Gouvernement:ils avoient facrifié tous les jours à la for-tune , pour arriver au terme de leurs de-$
firs ; elle a comblé leurs vœux , & l’in-quiétude ou l’ennui partagent le relie deleur vie.
Il faut donc être attiré vers l’adminif-tration par l’amour des grandes chofes ,pouf y trouver , non pas encore le bon-heur, mais cette fatisfadion qui naît d’unrapport entre fes goûts & fes occupations,entre fon caradere & fes devoirs. Onéprouve auffi des peines; mais les palfionsnobles ont cet avantage, qu’elles viventd’elles-mêmes & s’alimentent de leur pro-pre ardeur ; & que prefque toujours uniesà de hauts fentiments, elles rendent plus
indifférent