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de fociété, l’amour des égards & de la louan-ge , ont élevé en France un tribunal, où tousles hommes qui attirent fur eux les regards,font obligés de çomparoître- : là , l’opinionpublique, comme du haut d’un trône, dé-cerne des prix & des couronnes, fait & dé-fait les réputations,
Cette autorité de l’opinion fut inconnue,tant que des troubles intérieurs remplirenttous les fentiments, occupèrent toutes lespenlées. Les efprits divifés par des factionst ù l’on ne fait jamais qu’aimer & haïr, nepouvoient fe réunir fous les bannières plustranquilles de l’eftime & de l’opinion publi-que. Et lorfque fous Louis XIV, le reposlut affermi, l’opinion publique ne put exer-cer encore que foiblement fon empire. Cegrand monarque attiroit tout à lui; il vou-loit être feul à répandre toutes les efpecesd’encouragement & de gloire; fon empref-fement à chercher le mérite, fon talent à>ledifeerner ; fa vigilance à réçompenfer & àpunir; cet art qu’il polfédoit au plus, haut