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une étude indifférente pour un adminiitra-teur ; car la brièveté du tems lui commandede s'aider de toutes les connoiffances, quipeuvent doubler les pas dans la carrière im-mente dont il doit parcourir l’efpace. J’aitoujours confidéré comme un préjugé favo-rable, cette mefure dans le difcours qui an-nonce l’habitude de la réflexion , & unecertaine tempérance dans l’imagination ; ceregard plus intelligent que fin, & qui fem-ble appartenir davantage à l’efprit qu’au ca-
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ractere ; cette circonfpeclion naturelle dans
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le maintien, bien différente de cette gravité
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contrefaite, qui fert de mafque à la médio-crité ; cette confcience de foi ~ même qui
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empêche de fë développer avec précipita-tion , & de profiter à la hâte d’une occafiotî
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de fe montrer ; enfin, tant d’autres caraéteresextérieurs encore, que j’ai vus rarement fé-parés d’un mérite réel.
Le miniftre qui a pu s’entourer d’hom-
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mes d’une trempe convenable, doit entrete-nir en eux l’amour de l’honneur, & il leTome I. d