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1 (1784)
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Sans doute les grandes places offrentdautres plaifirs; mais ce font des jouiffan-ces de particuliers, femblables à-peu-prèsà toutes celles que les différentes vanitésrecueillent dans le monde. Laccroiffementde fa fortune , lavancement de fa famille,les bienfaits répandus parmi fes amis, lesfaveurs accordées à fes connoiffances, lesprévenances de tous ceux qui efperent, lespoliteffes des grands, les mots obligeantsdes Princes, le charme indéfini du pouvoir,en voilà plus quil nen faut, pour attacherau miniftere les hommes qui fe bornent àlenvifager comme un nouveau grade dansla fociété, ou comme un heureux coup dufort, qui vient embellir leur deftinée.

Mais celui qui conçoit fes devoirs, celuiqui veut les remplir, mépriferoit toutes cesjouiffances ; elles troublent limagination delhomme privé, mais elles font un objetdindifférence pour le véritable homme pu-blic. Ce font les pommes dor du jardindes Hefpérides, quil ne faut pas ramaffer