xx
hîUODtlCÎION'.
Sans doute les grandes places offrentd’autres plaifirs; mais ce font des jouiffan-ces de particuliers, femblables à-peu-prèsà toutes celles que les différentes vanitésrecueillent dans le monde. L’accroiffementde fa fortune , l’avancement de fa famille,les bienfaits répandus parmi fes amis, lesfaveurs accordées à fes connoiffances, lesprévenances de tous ceux qui efperent, lespoliteffes des grands, les mots obligeantsdes Princes, le charme indéfini du pouvoir,en voilà plus qu’il n’en faut, pour attacherau miniftere les hommes qui fe bornent àl’envifager comme un nouveau grade dansla fociété, ou comme un heureux coup dufort, qui vient embellir leur deftinée.
Mais celui qui conçoit fes devoirs, celuiqui veut les remplir, mépriferoit toutes cesjouiffances ; elles troublent l’imagination del’homme privé, mais elles font un objetd’indifférence pour le véritable homme pu-blic. Ce font les pommes d’or du jardindes Hefpérides, qu’il ne faut pas ramaffer