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Introduction.
il faut que par une conduite conrtammentfage , jurte & bienfaifante , elle tempère l’ac-tion des intérêts particuliers , en les rame-nant infenfiblement à l’efprit de fociété, &aux idées d’ordre public. Il faut fur-tout,que par une inquiétude adive & continuelle,elle excite la confiance, ce fendillent pré-cieux qui unit l’avenir au préfent, qui donnel’idée de la durée de s biens & du ternie despeines , & qui devient le plus fur fonde-ment du bonheur des peuples. C’eif alorsque chacun envifage les contributions quilui font demandées, comme un jufte con-cours aux befoins de l’Etat , & comme leprix, en quelque maniéré, & de l’ordre quil’environne & de la fureté dont il jouit.C’eft alors que les peuples prêtent l’oreilleà la parole des Rois & qu’ils s’y fient. Siun foulagement leur eft promis , ils enjouiflènt à l’avance; & fi le terme d’un im-pôt leur eft annoncé, ils y croient, & lefupportent comme un mal paflager. C’eftalors que la publication des loix de finance