duite. Et tandis que l’ancienne indifférenceaux objets d’adminiftration, laifioit un librecours aux erreurs de tout genre , l’intérêtqu’on y porte aujourd’hui, contraint les hom-mes les plus confiants à une forte de cir-confpçction, falutaire fans doute ; mais quirend toutes les adminiflrations, & celle desfinances en particulier , infiniment plus diffi-ciles & plus laborieufes.
Une multitude d’obffacles naiffent encorede cette variété de formes, d’ufages & deprivilèges, qui féparent & diftinguent les pro-vinces du Royaume les unes des autres: enfin,une longue expérience de la vacillation con-tinuelle du Gouvernement dans fes plans &dans fes fyftêmes, décourage les caufes fé-condés, & entretient les oppofitions de tousceux qui ont entre leurs mains quelquesmoyens de réfifiance.
C’elt à travers toutes ces difficultés quel’adminiftration des finances en France doitfe développer ; il faut à la fois qu’elle éclaire,qu’elle calme & qu’elle guide les efprits}