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1 (1813)
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LA LITTERATURE ET LES ARTS.

leau nont point apaisé ma jeunesse: ah! la terre elle-même ne refroidit pointlamour.

Ce jeune homme me fut promis quand le temple serein de Vénus nétoit point encore renversé. Ma mère, deviez-vous manquer à votre parole pour obéir à des vœux insensés P Aucun Dieu na reçu vos

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serments quand vous avez juré de refuser* £ lhymen à votre fille. Et toi, beau jeune homme, maintenant tu ne peux plus vivre; tu languiras dans ces memes lieux tu as reçu ma chaîne, jai pris une boucle de ta chevelure: demain tes cheveux blan- chiront et tu ne retrouveras ta jeunesse que dans lempire des ombres.

Ecoute au moins, ma mère, la prière dernière que je tadresse: ordonne quun bûcher soit préparé; fais ouvrir le cercueil étroit qui me renferme ; conduis les amants au repos à travers les flammes ; et quand létincelle brillera, et quand les cendres seront brûlantes, nous nous hâterons daller ensemble rejoindre nos anciens dieux.Sans doute un goût pur et sévère doit blâ-mer beaucoup de choses dans cette pièce ;mais quand on la lit dans loriginal, il estimpossible de ne pas admirer lart avec