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LA LITTERATURE ET LES ARTS.
l’eau n’ont point apaisé ma jeunesse: ah!“ la terre elle-même ne refroidit pointl’amour.
“ Ce jeune homme me fut promis quand“ le temple serein de Vénus n’étoit point“ encore renversé. Ma mère, deviez-vous“ manquer à votre parole pour obéir à des“ vœux insensés P Aucun Dieu n’a reçu vos
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“ serments quand vous avez juré de refuser* £ l’hymen à votre fille. Et toi, beau jeune“ homme, maintenant tu ne peux plus vivre;“ tu languiras dans ces memes lieux où tu“ as reçu ma chaîne, où j’ai pris une boucle“ de ta chevelure: demain tes cheveux blan-“ chiront et tu ne retrouveras ta jeunesse que“ dans l’empire des ombres.
“ Ecoute au moins, ma mère, la prière“ dernière que je t’adresse: ordonne qu’un“ bûcher soit préparé; fais ouvrir le cercueil“ étroit qui me renferme ; conduis les amants“ au repos à travers les flammes ; et quand“ l’étincelle brillera, et quand les cendres“ seront brûlantes, nous nous hâterons d’aller“ ensemble rejoindre nos anciens dieux.”Sans doute un goût pur et sévère doit blâ-mer beaucoup de choses dans cette pièce ;mais quand on la lit dans l’original, il estimpossible de ne pas admirer l’art avec