DE LA POÉSIE ALLEMANDE.
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mais il ne sent point de cœur battre dansson sein; ses membres sont glacés.—N'im-porte, s'écrie-t-il, je saurai te ranimer, quandle tombeau même t’auroit envoyée versmoi.—
Et alors commence la scène la plus ex-traordinaire (pie l'imagination en délire aitpu se figurer ; un mélange d'amour et d’effroi,une union redoutable de la mort et de lavie. Il y a comme une volupté funèbredans ce tableau, où l’amour fait allianceavec la tombe, où la beauté même ne sem-ble qu'une apparition effrayante.
Enfin la mère arrive, et convaincue qu'unede ses esclaves s’est introduite chez l’étranger;elle veut se livrer à son juste courroux ; maistout à coup la jeune fille grandit jusqu’à lavoûte comme une ombre, et reproche à samère d’avoir causé sa mort en lui faisantprendre le voile .— 44 Oh ! ma mère, ma mère,44 s’écrie-t-elle d’une voix sombre, pourquoi44 troublez-vous cette belle nuit de l’hymen?44 n'étoit-ce pas assez que, si jeune, vous44 m’eussiez fait couvrir d’un linceul, et poi’-44 ter dans le tombeau? Une malédiction44 funeste m'a poussée hors de ma froide de-44 meure; les chants murmurés par vos prê-44 très n’ont pas soulagé mon cœur; le sel et
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