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1 (1813)
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DE LA POÉSIE ALLEMANDE.

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mais il ne sent point de cœur battre dansson sein; ses membres sont glacés.N'im-porte, s'écrie-t-il, je saurai te ranimer, quandle tombeau même tauroit envoyée versmoi.

Et alors commence la scène la plus ex-traordinaire (pie l'imagination en délire aitpu se figurer ; un mélange d'amour et deffroi,une union redoutable de la mort et de lavie. Il y a comme une volupté funèbredans ce tableau, lamour fait allianceavec la tombe, la beauté même ne sem-ble qu'une apparition effrayante.

Enfin la mère arrive, et convaincue qu'unede ses esclaves sest introduite chez létranger;elle veut se livrer à son juste courroux ; maistout à coup la jeune fille grandit jusquà lavoûte comme une ombre, et reproche à samère davoir causé sa mort en lui faisantprendre le voile . 44 Oh ! ma mère, ma mère,44 sécrie-t-elle dune voix sombre, pourquoi44 troublez-vous cette belle nuit de lhymen?44 n'étoit-ce pas assez que, si jeune, vous44 meussiez fait couvrir dun linceul, et poi-44 ter dans le tombeau? Une malédiction44 funeste m'a poussée hors de ma froide de-44 meure; les chants murmurés par vos prê-44 très nont pas soulagé mon cœur; le sel et

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