DE LA POESIE ALLEMANDE.
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une couleur si orientale dans la peinture desdanses de cette bayadère, des parfums etdes fleurs dont elle s’entoure, qu’on ne peutjuger d’après nos mœurs un tableau quileur est tout-à-fait étranger. Le dieu del’Inde inspire un amour véritable à cettefemme égarée, et touché du retour vers lebien qu’une affection sincère doit toujoursinspirer, il veut épurer l’ame de la bayadèrepar l’épreuve du malheur.
A son réveil elle trouve son amant mort àses côtés: les prêtres de Brama emportentle corps sans vie que le bûcher doit con-sumer. La bayadère veut s’y précipiteravec celui qu’elle aime ; mais les prêtres larepoussent, parceque, n’étant pas son épouse,elle n’a pas le droit de mourir avec lui. Labayadère, après avoir ressenti toutes lesdouleurs de l’amour et de la honte, se préci-pite dans le bûcher malgré les brames. Ledieu la reçoit dans ses bras, il s’élance horsdes flammes et porte au ciel l’objet de satendresse qu’il a rendu digne de son choix.
Zelter, un musicien original, a mis surcette romance un air tour à tour voluptueuxet solennel qui s’accorde singulièrement bienavec les paroles. Quand on l’entend, on se