DES POEMES ALLEMANDS.
319
“ tons. Un mariage religieux est la plus“ belle des félicités terrestres ; mais si le“ Seigneur ne fonde pas lui-même ledifice“ de riiomme, qu'importent ses vains tra-“ vaux ?”
Voilà de la vraie simplicité, celle de rame,celle (pii convient au peuple comme auxrois, aux pauvres comme aux riches, enfin àtoutes les créatures de Dieu. On se lassepromptement de la poésie descriptive, quandelle s’applique à des objets qui n’ont rien degrand en eux mêmes ; mais les sentimentsdescendent du ciel, et dans quelque humbleséjour (pie pénètrent leurs rayons, ils ne per-deut rien de leur beauté.
L’extrême admiration qu’inspire Goetheen Allemagne a fait donner à son poëmed’IIermann et Dorothée le nom de poëmeépique, et l’un des hommes les plus spiri-tuels en tout pays, M. de Humboldt, lefr.ère du célèbre voyageur, a composé sur cepoëme un ouvrage qui contient les remarquesles plus philosophiques et les plus piquantes.Hermann et Dorothée est traduit en françaiset en anglais ; toutefois on ne peut avoirl’idée, par la traduction, du charme quirègne dans cet ouvrage : une émotion douce,