LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
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gère suffit pour apprendre l’italien et l’an-glais; mais c’est une science que l’allemand.La période allemande entoure la penséecomme des serres qui s’ouvrent et se refer-ment pour la saisir. Une construction dephrases à peu près telle qu’elle existe chezles anciens s’y est introduite plus facilementque dans aucun autre dialecte européen ;mais les inversions ne conviennent guère auxlangues modernes. Les terminaisons écla-tantes des mots grecs et latins faisoient sen-tir quels étoient parmi les mots ceux qui dé-voient se joindre ensemble, lors même qu’ilsétoient séparés: les signes des déclinaisonschez les Allemands sont tellement sourdsqu’on a beaucoup de peine à retrouver lesparoles qui dépendent les unes des autressous ces uniformes couleurs.
Lorsque les étrangers se plaignent du tra-vail qu’exige l’étude de l’allemand, on leurrépond qu’il est très facile d’écrire dans cettelangue avec la simplicité de la grammairefrançaise, tandis qu’il est impossible en fran-çais d’adopter la période allemande, etqu’ainsi donc il faut la considérer comme unmoyen de plus; mais ce moyen séduit lesécrivains, et ils en usent trop. L’allemand