RLOfSTOCK.
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Messiadc, un très beau morceau sur la mortde Marie, sœur de Marthe et de Lazare, etdésignée dans l’évangile comme l’image dela vertu contemplative. Lazare, qui a reçude Jésus-Christ une seconde fois la vie, ditadieu à sa sœur avec un mélange de dou-leur et de confiance profondément sensible.Klopstock a fait des derniers moments deMarie le tableau de la mort du juste. Lors-qu’à son tour il étoit aussi sur son lit demort, il répétoit d’une voix expirante sesvers sur Marie, il se les rappeloit, à traversles ombres du cercueil, et les prononçoittout bas pour s’exhorter lui-même à bienmourir: ainsi, les sentiments exprimés par lejeune homme étoient assez purs pour con-soler le vieillard.
Ah! qu’il est beau le talent, quand on nel’a jamais profané, quand il n’a servi qu’àrévéler aux hommes, sous la forme attrayantedes beaux-arts, les sentiments généreux etles espérances religieuses obscurcies au fondde leur cœur !
Ce même chant de la mort de Marie futlu à la cérémonie funèbre de l’enterrementde Klopstock. Le poète étoit vieux quandil cessa de vivre; mais l’homme vertueux