KLOPSTOCK.
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“ travers les tombeaux; il m’a donné la** force et le courage contre la mort qui“ s’approchoit ; et des dangers inconnus,“ mais terribles, furent écartés du poète,“ que protégèoit le bouclier céleste.
“ J’ai terminé le chant de la nouvelle“ alliance; la redoutable carrière est par-“ courue. O Médiateur céleste, je l’espérois“ de toi.”
Ce mélange d’enthousiasme poétique etde confiance religieuse inspire l’admirationet l’attendrissement tout ensemble. Lestalents s’adressoient jadis à des divinités dela fable. Klopstock les a consacrés, cestalents, à Dieu même; et, par l’heureuseunion de la religion chrétienne et de lapoésie, il montre aux Allemands commentils peuvent avoir des beaux-arts qui leurappartiennent et ne relèvent pas seulementdes anciens en vassaux imitateurs.
Ceux qui ont connu Klopstock le respec-tent autant qu’ils l’admirent. La religion, laliberté, l’amour, ont occupé toutes ses pen-sées; il professa la religion par l’accomplisse-ment de tous ses devoirs; il abdiqua lacause même de la liberté, quand le sanginnocent l’eut souillée, et la fidélité consacra