LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
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Klopstock se proposa, dès sa jeunesse, cepoème pour but de son existence : il me sem-ble que les hommes s’aquitteroient tous di-gnement envers la vie, si, dans un genre quel-conque, un noble objet, une grande idée si-gnaloient leur passage sur la terre ; et c’estdéjà une preuve honorable de caractère, quediriger vers une môme entreprise les rayonsépars de ses facultés, et les résultats de sestravaux. De quelque manière qu’on jugeles beautés et les défauts de la Messiade, ondevroiten lire souvent quelques vers : la lec-ture entière de l’ouvrage peut fatiguer; mais,chaque fois qu’on y revient, l’on respirecomme un parfum de l’aine qui fait sentir del’attrait pour toutes les choses célestes.
Après de longs travaux, après un grandnombre d’années, Klopstock enfin terminason poème. Horace, Ovide, etc., ont expri-mé de diverses manières le noble orgueil quileur répondoit de la durée immortelle deleurs ouvrages: (1) exegi monumentum œre per-ennius : et, nomenque erit indetebile nostruin.Un sentiment d’une toute autre nature pér
(!') J’ai érigé un monument plus durable que l’airain... lesouvenir de mon nom sera ineffaçable.