230 LA LITTERATURE ET LES ARTS.
“ mais qu’il me soit permis de la partager“ avec toi.
“ Comme mon cœur bat.. .. Dieux im-u mortels... si même j’arrivois plus tôt au“ but sublime.... oli ! alors tu me suivras de“ près.... ton souffle agitera mes cheveux“ flottants.
“ Tout à coup la trompette retentit, elles“ volent avec la rapidité de l’aigle, un nuage“ de poussière s’élève sur la vaste carrière ;“ je les vis près du chêne, mais le nuago“ s’épaissit, et bientôt je les perdis de vue.”
C’est ainsi que finit l’ode, et il y de lagrâce à ne pas désigner le vainqueur.
Je renvoie au chapitre sur la poésie alle-mande l’examen des ouvrages de Klopstocksous le point de vue littéraire, et je me borneà les indiquer maintenant comme des actionsde sa vie. Tous ses ouvrages ont eu pourbut, ou de réveiller le patriotisme dans sonpays, ou de célébrer la religion : si la poésieavoit ses saints, Klopstock devrait êtrecompté comme l’un des premiers.
I,a plupart de ses odes peuvent être con-sidérées comme des psaumes chrétiens, c’estle David du Nouveau Testament que Klop-stock ; mais ce qui honore sur-tout son ca-