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DE L’ALLEMAGNE.
une impression si vive qu’ils quittoient leursrégiments, quand ils l’entendoient, pour re-tourner dans leur patrie. On conçoit l’eflétque peut produire cet air quand l’écho desmontagnes le répète; mais il est fait pourretentir dans l'éloignement; de près il necause pas une sensation très agréable. S’ilétoit chanté par des voix italiennes, l’ima-gination en seroit tout-à-fait enivrée; maispeut-être (pie ce plaisir feroit naître desidées étrangères a la simplicité du pays.On y souhaiterait les arts, la poésie, l’amour,tandis qu’il faut pouvoir s’y contenter durepos, et de la vie champêtre.
Le soir qui précéda la fête, on alluma desfeux sur les montagnes: c’est ainsi que jadisles libérateurs de la Suisse se donnèrent lesignal de leur sainte conspiration. Ces feuxplacés sur les sommets resscmbloient à lalune lorsqu’elle se lève derrière les mon-tagnes, et qu’elle se montre à la fois ardenteet paisible. On eût dit que des astres nou-veaux venoient assister au plus touchantspectacle que notre monde puisse encoreoffrir. L’un de ces signaux enflammés sem-bloit placé dans le ciel, d’où il éclairait lesraines du château d’Lnspunnen, autrefois