DES INSTITUTIONS D’ÉDUCATION.
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être, n’est rien en comparaison de l’influencedes évènements publics: l’instruction percegoutte à goutte le rocher, mais le torrentl’enlève en un jour.
Il faut rendre sur-tout hommage à Pesta-lozzi, pour le soin qu’il à pris de mettre soninstitut à la portée des personnes sans for-tune, en réduisant le prix de sa pension au-tant qu’il étoit possible. Il s’est constam-ment occupé de la classe des pauvres, etveut lui assurer le bienfait des lumières pureset de l’instruction solide. Les ouvrages dePestalozzi sont sous ce rapport une lecturetrès curieuse; il a fait des romans dans les-quels les situations de la vie des gens dupeuple sont peintes avec un intérêt, une vé-rité et une moralité parfaites. Les senti-ments qu’il exprime dans ces écrits, sont,pour ainsi dire, aussi élémentaires que lesprincipes de sa méthode. On est étonné depleurer pour un mot, pour un détail sisimple, si vulgaire même, que la profondeurseule des émotions le relève. Les gens dupeuple sont un état intermédiaire entre lessauvages et les hommes civilisés; quand ilssont vertueux, ils ont un genre d’innocenceet de bonté qui ne peut se rencontrer dans