DES UNIVERSITÉS ALLEMANDES.
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L’étude de la grammaire exige la mêmesuite et la môme force d’attention • que lesmathématiques, mais elle tient de beaucoupplus près à la pensée. La grammaire lie lesidées l’une à l’autre, comme le calcul en-chaîne les chiffres; la logique grammaticaleest aussi précise que celle de l’algèbre, etcependant elle s’applique à tout ce qu’il y ade vivant dans notre esprit: les mots sonten même temps des chiffres et des images;ils sont esclaves et libres, soumis à la disci-pline de la syntaxe, et tout-puissants parleur significationnaturelle: ainsi l’on trouve
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dans la métaphysique de la grammaire l’ex-actitude du raisonnement et l’indépendancedelà pensée réunies ensemble; tout a passépar les mots et tout s’y retrouve quand onsait les examiner: les langues sont inépuisa-bles pour l’enfant comme pour l’homme, etchacun en peut tirer tout ce dont il a besoin.
L’impartialité naturelle à l’esprit des Alle-mands les porte à s’occuper des littératuresétrangères, et l’on ne trouve guère d’hommesun peu au-dessus de la classe commune enAllemagne à qui la lecture de plusieurslangues ne soit familière. En sortant desécoles on sait déjà d'ordinaire très bien le