DES UNIVERSITÉS ALLEMANDES.
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vrai se mêle avec le faux d’une telle manièreque souvent l’instinct peut seul nous déciderentre les motifs divers, quelquefois aussipuissants d’un côté que de l’autre. L’étudedes mathématiques habituant à la certitude,irrite contre toutes les opinions opposées à lanôtre; tandis que ce qu’il y a de plus im-portant pour la conduite de ce monde, c’estd’apprendre les autres, c’est-à-dire de con-cevoir tout ce qui les porte à penser et àsentir autrement que nous. Les mathéma-tiques induisent à ne tenir compte que de cequi est prouvé ; tandis que les vérités primi-tives, celles cjue le sentiment et le génie sai-sissent, ne sont pas susceptibles de démon-stration.
Enfin les mathématiques, soumettant toutau calcul, inspirent trop de respect pour laforce; et cette énergie sublime qui necompte pour rien les obstacles et se plaîtdans les sacrifices, s’accorde difficilementavec le genre de raison que développent lescombinaisons algébriques.
Il me semble donc que, pour l’avantagede la morale, aussi-bien que pour celui del’esprit, il vaut mieux placer l’étude des ma-thématiques dans son temps, et comme une