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1 (1813)
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DE L’ALLEMAGNE.

presque toujours ceux qui s’y trouvent enleur ôtant l’inquiétude et le besoin de plaire.Les officiers qui obtenoient un congé pourvenir passer quelques mois à la ville n’ycherchoient que la danse ou le jeu. Le mé-lange des deux langues nuisoit. à la conversa-tion, et les grandes assemblées n’otl’roientpas plus d’intérêt à Berlin qu’à Vienne; ondoit trouver même dans tout ce qui tientaux manières plus d’usage du monde à Vi-enne qu’à Berlin. Néanmoins la liberté dela presse, la réunion des hommes d’esprit, laconnoissance de la littérature et de la langueallemande, qui s’étoit généralement répan-due dans les derniers temps, faisoient de Ber-lin la vraie capitale de l’Allemagne nouvelle,de l’Allemagne éclairée. l es réfugiés fran-çais affoiblissoient un peu l’impulsion touteallemande dont Berlin est susceptible ; ilsconservoient encore un respect superstitieuxpour le siècle de Louis XIV; leurs idées surla littérature se flétrissoient et se pétrifioientà distance du pays d’où elles étoient tirées ;mais en général Berlin auroit pris ungrand ascendant sur l’esprit public en Al-lemagne, si l’on n’avoit pas conservé,- je lerépète, du ressentiment contre le dédain