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DE L’ALLEMAGNE.
pendant d’une façon plus générale à Berlinqu’à Vienne: le héros du pays, Frédéric,ayant été un homme prodigieusement spiri-tuel, le reflet de son nom faisoit encoreaimer tout ce qui pouvoit lui ressembler.Marie-Thérèse n’a point donné une impul-sion semblable aux Viennois, et ce qui dansJoseph ressembloit à de l’esprit, les en adégoûtes.
Aucun spectacle en Allemagne n’égaloitcelui de Berlin. Cette ville, étant au centredu nord de l’Allemagne, peut être considéréecomme le foyer de ses lumières. On y cul-tive les sciences et les lettres, et dans les dî-ners d’hommes, chez les ministres et ailleurs,on ne s’astreint point à la séparation de rangsi nuisible à l’Allemagne, et l’on sait rassem-bler les gens de talent de toutes les classes.Cet heureux mélange ne s’étend pas encorenéanmoins jusqu’à la société des femmes: ilen est quelques unes dont les qualités et lesagréments attirent autour d’elles tout ce quise distingue; mais en général, à Berlincomme dans le reste de l’Allemagne, la so-ciété des femmes n’est pas bien amalgaméeavec celle des hommes. Le grand charmede la vie sociale, en France, consiste dans