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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

nétant point rassemblés dans une mêmeville, ne se voient presque pas, et ne commu-niquent entre eux que par leurs écrits; cha-cun se fait sa route à soi-même, et découvresans cesse des contrées nouvelles dans lavaste région de lantiquité, de la métaphy-sique, et de la science. Ce quon appelleétudier en Allemagne est vraiment une choseadmirable: quinze heures par jour de soli-tude et de travail, pendant des années en-tières, paroissent une manière dexister toutenaturelle; lennui même de la société faitaimer la vie retirée.

La liberté de la presse la plus illimitéeexistoit en Saxe; mais elle navoit aucundanger pour le gouvernement, parcequelesprit des hommes de lettres ne se tournoitpas vers lexamen des institutions politiques:la solitude porte à se livrer aux spéculationsabstraites, ou à la poésie; il faut vivre dansJe foyer des passions humaines pour sentir lebesoin de sen servir, et de les diriger. Lesécrivains allemands ne soccupoient que dethéories, dérudition, de recherches littéraireset philosophiques; et les puissants de cemonde nont rien à craindre de tout cela.Dailleurs, quoique le gouvernement de la