Druckschrift 
1 (1813)
Entstehung
Seite
112
Einzelbild herunterladen
 

112

DE LALLEMAGNE;

qui peut user paisiblement de ses droits re-connus.

Les Allemands réussissent mieux dans lescontes poétiques quedans les contesépigram-matiques: quand il faut parler à limagina-tion, les détails peuvent plaire, ils rendentle tableau plus vrai ; mais quand il sagit derapporter un bon mot, on ne sauroit tropabréger les préambules. La plaisanterie al-lège pour un moment le poids de la vie: vousaimez à voir un homme, votre semblable, sejouer ainsi du fardeau qui vous accable, etbientôt, animé par lui, vous le soulevez à votretour ; mais quand vous sentez de leffort oude la langueur dans ce qui devroit être unamusement, vous en êtes plus fatigué que dusérieux même, dont les résultats, au moins,vous intéressent.

La bonne foi du caractère allemand estaussi peut-être un obstacle à lart de conter;les Allemands ont plutôt la gaieté du carac-tère que celle de lesprit; ils sont gais commeils sont honnêtes pour la satisfaction de leurpropre conscience, et rient de ce quils di-sent long-temps avant même d'avoir songé àen faire rire les autres.

Rien ne sauroit égaler au contraire le