DE L’ESPRIT DE CONVERSATION.
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son esprit dans toutes les nuances par l’ac-cent, le geste, le regard, enfin de produire àvolonté comme une sorte d’électricité qui faitjaillir des étincelles, soulage les uns de l’ex-cès même de leur vivacité, et réveille les au-tres d’une apathie pénible.
Rien n’est plus étranger à ce talent que lecaractère et le genre d’esprit des Allemands;ils veulent un résultat sérieux en tout. Ba-con a dit que la conversation n’êtoit pas unchemin qui conduisait à la maison, mais un sen-tier où l’on se promenoit au hasard avec plaisir.Les Allemands donnent à chaque chose letemps nécessaire, mais le nécessaire en faitde conversation c’est l’amusement; si l’ondépasse cette mesure l’on tombe dans la dis-cussion, dans l’entretien sérieux, qui est plu-tôt une occupation utile qu’un art agréable.Il faut l’avouer aussi, le goût et l’enivrementde l’esprit de société rendent singulièrementincapable d’application et d’étude, et lesqualités des Allemands tiennent peut-êtresous quelques rapports à l’absence même decet esprit.
Les anciennes formules de politesse, quisont eivcorc en vigueur dans presque toutel’Allemagne, s’opposent à l’aisance et à la fa-
TOJI. I.
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