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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

reçus, les grands seigneurs quil connoît, lessuceès quil espère. Un Allemand, sil nepense pas, ne peut lien dire, et sembarrassedans des formes quil voudroit rendre polies,et qui mettent mal à laise les autres et lui.La sottise, en France, est animée mais dé-daigneuse. Elle se vante de ne pas com-prendre pour peu quon exige delle quelqueattention, et croit nuire à ce quelle nentendpas, en affirmant que cest obscur. Lopiniondu pays étant que le succès décide de tout,les sots mêmes, en qualité de spectateurs,croient influer sur le mérite intrinsèque deschoses, en ne les applaudissant pas, et sedonner ainsi plus dimportance. Les hommesmédiocres, en Allemagne, au contraire, sontpleins de bonne volonté; ils rougiraient dene pouvoir séleAer à la hauteur des penséesdun écrivain célèbre; et loin de se consi-dérer comme juges, ils aspirent à devenirdisciples.

Il y a sur chaque sujet, tant de phrasestoutes faites en France, quun sot avec leursecours parle quelque temps assez bien et res-semble même momentanément à un hommedesprit; en Allemagne, un ignorant noseroiténoncer son avis sur rien avec confiance, car