DE L’ALLEMAGNE.
DO
cherchent avec le plus grand soin les habitsnationaux de ces memes pays, et les regar-dent avec raison comme des modèles très élé-gants. Ce qui est vrai pour la parure l’estégalement pour l’esprit. Nous avons unecargaison de madrigaux, de calembourgs, devaudevilles, que nous faisons passer à l’étran-ger, quand on n’en fait plus rien en France;mais les Français eux-mêmes n’estiment dansles littératures étrangères que les beautés in-digènes. Il n’y a point de nature, point devie dans l’imitation ; et l’on pourvoit appli-quer, en général, à tous ces esprits, à tousces ouvrages imités du français, l’éloge queRoland, dans l’Arioste, fait de sa jument qu’iltraîne après lui : Elle ^réunit, dit-il, toutes lesqualités imaginables; mais elle a pourtant undéfaut, c'est qu’elle est morte.