VIENNE.
73
à sa sœur et à son souverain; la mère del'impératrice, dont les vertus et les lumièresexercent le plus puissant empire sur ses en-fants, devint en un instant sujette de sa filleet marchoit derrière elle avec un mélangede déférence et de dignité, qui rappeloittout à la fois les droits de la couronne etceux de la nature. Les frères de l’empereuret de l’impératrice, tous employés dans l’ar-mée ou dans l’administration, tous dans desdegrés différents, également voués au bienpublic, l’accompagnoient à l’autel, et l’égliseétoit. remplie par les grands de l’Etat, lesfemmes, les filles et les mères des plus an-ciens gentilshommes de la noblesse teuto-nique. On n’avoit rien fait de nouveau pourla fête; il suffisoit à sa pompe démontrerce que chacun possédoit. Les parures mêmedes femmes étoient héréditaires, et les dia-mants substitués dans chaque famille con-sacraient les souvenirs du passé à l’ornementde la jeunesse: les temps anciens étoientprésents à tout, et l’on jouissoit d’une ma-gnificence que les siècles avoient préparée,mais qui ne coutoit point de nouveaux sa-crifices au peuple.
Les amusements qui succédèrent à la con-