DE L'ALLEMAGNE.
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l’année sur la route de Long-Champ, se re-nouvelle constamment à Vienne dans la bellesaison. C’est une coutume italienne quecette promenade de tous les jours à la mêmeheure. Une telle régularité seroit impos-sible dans un pays où les plaisirs sont aussivariés qu’à Paris; mais les Viennois, quoi-qu’il arrive, pourraient difficilement s’en dés-habituer. Il faut convenir (pie c’est uncoup-d’œil charmant que toute cette nationcitadine réunie sous l’ombrage d’arbres ma-gnifiques et sur les gazons dont le Danubeentretient la verdure. La bonne compagnieen voiture, le peuple à pied, se rassemblentlà chaque soir. Dans ce sage pays, l’ontraite les plaisirs comme les devoirs, et l’ona de même l’avantage de ne s’en lasser ja-mais quelqu’uniformes qu’ils soient. Onporte dans la dissipation autant d’exactitudeque dans les affaires, et l’on perd son tempsaussi méthodiquement qu’on l’emploie.
Si vous entrez dans une des redoutes où ily a des bals pour les bourgeois les jours defêtes, vous verrez des hommes et des femmesexécuter gravement l’un vis-à-vis de l’autreles pas d’un menuet dont ils se sont imposél’amusement; la foule sépare souvent le