VIENNE.
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non pour des secours, mais pour des prières,et tout cela se passoit à côté d’un illustremort qui avoit pitié peut-être aussi du pauvrevivant. C’est un usage pieux des catho-liques, et que nous devrions imiter, de laisserles églises toujours ouvertes; il y a tant demoments où l’on éprouve le besoin de cetasile, et jamais on n’y entre sans ressentirune émotion qui fait du bien à l’ame, et luirend, comme par une ablution sainte, saforce et sa pureté.
11 n’est point de grande ville qui n’ait unédifice, une promenade, une merveille quel-conque de l’art ou de la nature, à laquelleles souvenirs de l’enfance se rattachent. 11me semble que le Pruter doit avoir pour leshabitants de Vienne un charme de ce genre:on ne trouve nulle part, si près d’une ca-pitale, une promenade qui puisse faire jouirainsi des beautés d’une nature tout à la foisagreste et soignée. Une forêt majestueusese prolonge jusqu’aux bords du Danube: l’onvoit de loin des troupeaux de cerfs traverserla prairie; ils reviennent chaque matin; ilss’enfuient chaque soir, quand l’affluence despromeneurs trouble leur solitude. Le spec-tacle qui n’a lieu a Paris que trois jours de
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