^'AUTRICHE.
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son amour pour Elisabeth. Dans Jeanned’Arc, de Schiller, on faisoit d'Agnès Sorella femme légitime de Charles VII. Il n’étoitpas permis à la bibliothèque publique dedonner à lire l’Esprit des Lois: mais, aumilieu de cette gêne, les romans de Crébilloncirculoient dans les mains de tout le monde;les ouvrages licencieux entroient, les ouvra-ges sérieux étoient seuls arrêtés.
Le mal que peuvent faire les mauvaislivres n’est corrigé que par les bons, les in-convénients des lumières ne sont évités quepar un plus haut degré de lumières. Il y adeux routes à prendre en toutes choses: re-trancher ce qui est dangereux, ou donner desforces nouvelles pour y résister. Le secondmoyen est le seul qui convienne à l’epoqueoù nous vivons; car l’innocence ne pouvantêtre de nos jours la compagne de l’ignorance,celle-ci ne fait que du mal. Tant de parolesont été dites, tant de sophismes répétés,qu’il faut beaucoup savoir pour bien juger,et les temps sont passés où l’on s’en tenoiten fait d’idées au patrimoine de ses pères.On doit donc songer, non à repousser les lu-mières, mais ù les rendre complètes, pourque leurs rayons brisés ne présentent point