L'AUTRICHE.
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plus aisément et plus doucement les rênes, ilne faut pas engourdir les coursiers.
• Une nation peut très facilement se conten-ter des biens communs de la vie, le repos etl’aisance; et des penseurs superficiels pré-tendront que tout l’art social se borne à don-ner au peuple ces biens. Il en faut pour-tant de plus nobles pour se croire une patrie.Le sentiment patriotique se compose dessouvenirs que les grands hommes ont laissés,de l’admiration qu’inspirent les chefs-d’œuvredu génie national, enfin de l’amour que l’onressent pour les institutions, la religion et lagloire de son pays. Toutes ces richesses dei’amc sont les seules que raviroit un jougétranger; mais si l’on s’en tenoit unique-ment aux jouissances matérielles, le mêmesol, quel que fût son maître, ne pourroit-ilpas tou jours les procurer P
L’on craignoit à tort dans le dernier siècle,en Autriche, que la culture des lettresn’affbiblit l’esprit militaire. Rodolphe deHabsbourg détacha de son cou la chaîned’or qu’il portoit, pour en décorer un poètealors célèbre. Maximilien fit écrire unpoème sous sa dictée. Charles-Quint savoitet cultivoit presque toutes les langues. Il