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1 (1813)
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L'AUTRICHE.

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plus aisément et plus doucement les rênes, ilne faut pas engourdir les coursiers.

Une nation peut très facilement se conten-ter des biens communs de la vie, le repos etlaisance; et des penseurs superficiels pré-tendront que tout lart social se borne à don-ner au peuple ces biens. Il en faut pour-tant de plus nobles pour se croire une patrie.Le sentiment patriotique se compose dessouvenirs que les grands hommes ont laissés,de ladmiration quinspirent les chefs-dœuvredu génie national, enfin de lamour que lonressent pour les institutions, la religion et lagloire de son pays. Toutes ces richesses deiamc sont les seules que raviroit un jougétranger; mais si lon sen tenoit unique-ment aux jouissances matérielles, le mêmesol, quel que fût son maître, ne pourroit-ilpas tou jours les procurer P

Lon craignoit à tort dans le dernier siècle,en Autriche, que la culture des lettresnaffbiblit lesprit militaire. Rodolphe deHabsbourg détacha de son cou la chaînedor quil portoit, pour en décorer un poètealors célèbre. Maximilien fit écrire unpoème sous sa dictée. Charles-Quint savoitet cultivoit presque toutes les langues. Il