LA CHEVALERIE.
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nobles chevaliers, et les chevaliers de meil-leurs chrétiens qu'en France.
Les croisades-réunirent les gentilshommesde tous les pays, et firent de l’esprit de che-valerie comme une sorte de patriotisme eu-ropéen qui remplissoit du même sentimenttoutes les âmes. Le régime féodal, cetteinstitution politique triste et sévère, maisqui consolidoit, à quelques égards, l’espritde la chevalerie en le transformant en lois;le régime féodal, dis-je, s’est maintenu dansl’Allemagne jusqu’à nos jours : il a été dé-truit en France par le cardinal de Richelieu,et, depuis cette époque jusqu’à la révolution,les Français ont tout-à-fait manqué d’unesource d’enthousiasme. Je sais qu’on diraque l’amour de leurs rois en étoit une; maisen supposant qu’un tel sentiment pût suffireà une nation, il tient tellement à la personnemême du souverain, que pendant le règnedu régent et de Louis XV, il eût été difficile,je pense, qu’il fît faire rien de grand auxFrançais. L’esprit de chevalerie qui bi il-îoit encore par étincelles sous Louis XIVs’éteignit après lui, et fut remplacé, commele dit un historien piquant et spirituel (1),
(3) M. de La Cretelle,