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DE L’ALLEMAGNE.
s’est fait de grand et de beau chez les Grecset chez les Komains : cet enthousiasmes’alïoiblit quand il n’y eut plus de patrie, etpeu de siècles après la chevalerie lui suc-céda. La chevalerie consistoit. dans la dé-fense du foible, dans la loyauté des combats,dans le mépris de la ruse, dans cette charitéchrétienne qui cherchoit à mêler l’humanitémême à la guerre, dans tous les sentimentsenfin qui substituèrent le culte de l’honneurà l’esprit féroce des armes. C’est dans lenord que la chevalerie a pris naissance, maisc’est dans le midi de la France qu'elle s’estembellie par le charme de la poésie et del’amour. Les Germains avoient de touttemps respecté les femmes, mais ce furentles Français qui cherchèrent à leur plaire;les Allemands avoient aussi leurs chanteursd’amour (Minnesinger ), mais rien ne peutêtre comparé à nos trouvères et à nos trou-badours, et c’étoit peut-être à cette sourceque nous devions puiser une littérature vrai-ment nationale. L’esprit de la mythologiedu nord avoit beaucoup plus de rapportque le paganisme des anciens Gaulois avecle christianisme, et néanmoins il n’est pointde pays où les chrétiens aient été de plus