DE L’ALLEMAGNE.
■Ili,
v
V !
w'
v'
iè
iA
\\\
SU
f*\\
MuWWW I
è:
.'h
'\\
ni
V Mi'
îi 1|'
v‘■ wn'L
mW
VtJ- \\\f
M-i
îï\ï
r w:h
WWW ■
îf\\
\<W 1
wtt".W'i.
my
ffiS.
WW
/' . ■>■
; ! //I! 1 '
!.< .Mfc 1
,i V™ ,
. I ;im ■
>1 -,llll
30
chez les Allemands ; ils n’ont appris ni parla jouissance, ni par la privation, le prixqu’on peut y attacher. Il y a plusieurs ex-emples de gouvernements fédératifs qui don-nent à l’esprit public autant de force quel’unité dans le gouvernement; mais ce sontdes associations d'états égaux et de citoyenslibres. La fédération allemande étoit com-posée de forts et de foibles, de citoyens et deserfs, de rivaux et même d’ennemis ; c’étoientd’anciens éléments combinés par les circon-stances et respectés par les hommes.
La nation est persévérante et juste ; et sonéquité et sa loyauté empêchent qu’aucuneinstitution, fût-elle vicieuse, ne puisse y fairede mal. Louis de Bavière, partant pourl’armée, confia l’administration de ses Etatsà son rival Frédéric-le-Beau, alors son prison-nier, et il se trouva bien de cette confiance,qui dans ce temps n’étonna personne. Avecde telles vertus, on ne craignoit pas les in-convénients de la foiblesse, ou de la com-plication des lois; la probité des individusy suppléoit.
L’indépendance même dont on jouissoiten Allemagne, sous presque tous les rap-ports, rendoit les Allemands indifférents à la