XVI
PREFACE.
moi ; j’aurois pu répondre, que je n’avoismérité
Ni cet excès d’honneur ni cette indignité,
mais je ne me laissai point aller aux conso-lations données à mon amour-propre, car jesavois qu’il n’est personne maintenant enFrance, depuis les plus grands jusqu’aux pluspetits, qui ne puisse être trouvé digne d’êtrerendu malheureux. On me tourmenta danstous les intérêts de ma vie, dans tous lespoints sensibles de mon caractère, et l’auto-rité condéscendit à se donner la peine de mebien connoître pour mieux me faire souffrir.Ne pouvant donc désarmer cette autoritépar le simple sacrifice de mon talent, etrésolue à ne lui en pas offrir le servage, jecrus sentir au fond de mon cœur ce quem’auroit conseillé mon père, et je partis.
Il m’importe, je le crois, de faire connoîtreau public ce livre calomnié, ce livre source