LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
3f}S
admirable monotonie, celle dont on voudroitfaire un moment éternel.
La musique d’église est moins belle enAllemagne qu’en Italie, pareeque les instru-ments y dominent toujours. Quand on aentendu à Home le Miserere, chanté par desvoix seulement, toute musique instrumentale,môme celle de la chapelle de Dresde, paroîtterrestre. Les violons et les trompettes fontpartie de l’orchestre de Dresde pendant leservice divin, et la musique y est plusguerrière que religieuse; le contraste desimpressions vives qu’elle fait éprouver avecle recueillement d’une église n’est pasagréable; il ne faut pas animer la vie auprèsdes tombeaux: la musique militaire porte àsacrifier l’existence, mais non à s’en détacher.
La musique de la chapelle de Vienne mé-rite aussi d’étre vantée; celui de tous les artsque les Viennois apprécient le plus, c’est la■ musique; cela fait, espérer qu’un jour ils de-viendront poètes, car, malgré leurs goûtsun peu prosaïques, quiconque aime la mu-sique est enthousiaste, sans le savoir, detout ce qu’elle rappelle. J’ai entendu àVienne le Requiem que Mozart a composé