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2 (1813)
Entstehung
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398
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

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admirable monotonie, celle dont on voudroitfaire un moment éternel.

La musique déglise est moins belle enAllemagne quen Italie, pareeque les instru-ments y dominent toujours. Quand on aentendu à Home le Miserere, chanté par desvoix seulement, toute musique instrumentale,môme celle de la chapelle de Dresde, paroîtterrestre. Les violons et les trompettes fontpartie de lorchestre de Dresde pendant leservice divin, et la musique y est plusguerrière que religieuse; le contraste desimpressions vives quelle fait éprouver avecle recueillement dune église nest pasagréable; il ne faut pas animer la vie auprèsdes tombeaux: la musique militaire porte àsacrifier lexistence, mais non à sen détacher.

La musique de la chapelle de Vienne mé-rite aussi détre vantée; celui de tous les artsque les Viennois apprécient le plus, cest la musique; cela fait, espérer quun jour ils de-viendront poètes, car, malgré leurs goûtsun peu prosaïques, quiconque aime la mu-sique est enthousiaste, sans le savoir, detout ce quelle rappelle. Jai entendu àVienne le Requiem que Mozart a composé