DES BEAUX-ARTS EN ALLEMAGNE.
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de la manière dont le tableau du Corrègeest conçu pour l’admirer : c’est au milieu dela nuit que l’enfant sur les genoux de samère reçoit les hommages des pâtres étonnés,la lumière qui part de la sainte auréole dontsa tête est entourée a quelque chose de sub-lime ; les personnages placés dans le fonddu tableau, et loin de l’enfant divin, sontencore dans les ténèbres, et l’on diroit quecette obscurité est l’emblème de la vie hu-maine avant que la révélation l’eût éclairée.
Parmi les divers tableaux des peintresmodernes à Dresde, je me rappelle une têtedu Dante qui avoit un peu le caractère dela figure d’Ossian dans le beau tableau deGérard. Cette analogie est heureuse: LeDante et le fds de Fingal peuvent se donnerla main à travers les siècles et les nuages.
Un tableau d’Hartmann représente la vi-site de Magdeleine et de deux femmes nom-mées Marie au tombeau de Jésus-Christ;l’ange leur apparoît pour leur annoncer qu’ilest ressuscité ; ce cercueil ouvert qui ne ren-ferme plus des restes mortels, ces femmesd’une admirable beauté levant les yeuxvers le ciel pour y apercevoir celui qu’ellesvenoient chercher dans les ombres du sépul-