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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
perfection des traits n’est dans ce tableauqu’un symbole ; les longs vêtements, expres-sion de la pudeur, reportent tout l’intérêtsur le visage, et la physionomie, plus admi-rable encore que les traits, est comme labeauté suprême qui se manifeste à travers labeauté terrestre. Le Christ que sa mèretient dans ses bras est tout au plus âgé dedeux ans ; mais le peintre a su merveilleuse-ment exprimer la force puissante de l’êtredivin dans un visage à peine formé. Le re-gard des anges enfants qui sont placés aubas du tableau est délicieux ; il n’y a quel’innocence de cet âge qui ait encore ducharme à côté de la céleste candeur ; leurétonnement à l’aspect de la Vierge rayon-nante ne ressemble point à la surprise queles hommes pourroient éprouver; ils ontl’air de l’adorer avec confiance, parcequ’ilsreconnoissent en elle une habitante de ceciel qu’ils viennent naguère de quitter.
La Nuit du Corrège est, après la Vierge deRaphaël, le plus beau chef-d’œuvre de lagalerie de Dresde. On a représenté biensouvent l’adoration des bergers; mais commela nouveauté du sujet n’est presque de riendans le plaisir que cause la peinture, il suffit