LES CRITIQUES A. W. ET F. SCHLEGEL. 3J7
grande perruque sur la tête. Les écrivainsde la nouvelle école prétendent que l’onpourrait appliquer cette grande perruque àla physionomie des beaux-arts dans le dix^-septième siècle: il s’y mêloit toujours unepolitesse affectée dont une grandeur facticeétoit la cause.
Il est intéressant d’examiner cette manièrede voir, malgré les objections sans nombrequ’on peut y opposer; ce qui est certain aumoins, c’est que les aristarques allemandssont parvenus à leur but, puisqu’ils sont detous les écrivains, depuis Lessing, ceux quiont le plus efficacement contribué à rendrel’imitation de la littérature française tout-à-fait hors de mode en Allemagne: mais depeur du goût français, ils n’ont pas assez per-fectionné le goût allemand, et souvent ilsont rejeté des observations pleines de justesse,seulement parceque nos écrivains les avoientfaites.
On ne sait pas faire un livre en Allemagne,rarement on y met l’ordre et la méthode quiclassent les idées dans la tête du lecteur; etce n’est point parceque les Français sontimpatients, mais parcequ’ils ont l’espritjuste, qu’ils se fatiguent de ce défaut; les