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2 (1813)
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DES HISTORIENS ALLEMANDS.

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mandréussissent quelquefois; pour tout au-tre ce serait de l'affectation. Salluste seul,parmi les écrivains de l'antiquité, a imaginéd'employer les formes et les termes d'untemps antérieur au sien ; en général le na-turel s'oppose à cette sorte d'imitation ; ce-pendant les chroniques du moyen âgeétoient si familières à Millier, que cestspontanément'qu'il écrit souvent du mêmestyle. Il faut bien que ses expressionssoient vraies, puisqu'elles inspirent ce qu'ilveut faire éprouver.

On est bien aise de croire, en lisant Mul-ler, que parmi toutes les vertus quil a sibien senties il en est qu'il a possédées. Sontestament quon vient de publier est aumoins une preuve de son désintéressement.Il ne laisse point de fortune, et il demandeque l'on vende ses manuscrits pour payerses dettes, 11 ajoute que si cela suffit pourles acquitter, il se permet de disposer de samontre en faveur de son domestique. Ce n'estpas sans attendrissement," dit-il, quil recevra la montre qu'il a montée pendant vingt années." La pauvreté d'un hommed'un si grand talent est toujours une hono-rable circonstance de sa vie ; la millième

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TOME II.