DES ROMANS.
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me paroît beau de transporter ainsi au-delàde la tombe l’horrible effroi que doit éprouverla créature privée de Dieu.
On n’en finiroit point si l’on vouloit ana-lyser la foule de romans spirituels et tou-chants que l’Allemagne possède. Ceux deLa fontaine en particulier, que tout lemonde lit au moins une fois avec tant deplaisir, sont en général plus intéressantspar les détails que par la conception mêmedu sujet. Inventer devient tous les joursplus rare, et d’ailleurs il est très difficile queles romans qui peignent les mœurs puissentplaire d’un pays à l’autre. Le grand avan-tage donc qu’on peut retirer de l’étude de lalittérature allemande, c’est le mouvementd’émulation qu’elle donne ; il faut y chercherdes forces pour composer soi-même, plutôtque des ouvrages tout faits qu’on puissetransporter ailleurs.