DES ROMANS.
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Un autre roman du même auteur présenteaussi une situation très touchante. Un jeuneaveugle demande qu'on lui décrive le cou-cher du soleil dont il sent les rayons douxet purs dans l'atmosphère, comme l’adieud'un ami. Celui qu’il interroge lui racontela nature dans toute sa beauté; mais il mêleà cette peinture une impression demélancoliequi doit consoler l’infortuné privé de lalumière. Sans cesse il en appelle à la Divi-nité, comme à la source vive des merveillesdu monde; et, ramenant tout à cette vueintellectuelle, dont l’aveugle jouit peut-êtreplus intimement encore que nous, il lui faitsentir dans l’arae ce que ses yeux ne peuventplus voir.
Enfin, je risquerai la traduction d’unmorceau très bizarre, mais qui sert à faireconnoître le génie de Jean Paul.
Bayle a dit quelque part que l’athéisme nedevroit pas mettre à l’abri de la crainte dessouffrances éternelles : c’est une grande pensée,et sur laquelle on peut réfléchir long-temps.Le songe de J. Paul, que je vais citer, peutêtre considéré comme cette pensée mise enaction.
La vision dont il s’agit ressemble un peu