DES ROMANS.
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dans les autres pays; classe dans laquelleles artistes, les comédiens et les aventuriersse mêlent avec les bourgeois qui aiment lavieindépendante, et avec les grands seigneursqui croient protéger les arts: chacun de cestableaux pris à part est charmant; mais iln’y a d’autre intérêt dans l’ensetnble del’ouvrage que celui qu’on doit mettre àsavoir l’opinion de Goethe sur chaque sujet:le héros de son roman est un tiers importun,qu’il a mis, on ne sait pourquoi, entre sonlecteur et lui.
Au milieu de ces personnages de WilhelmMeister, plus spirituels que signifiants, etde ces situations plus naturellesquesaillantes,un épisode charmant se retrouve dans plu-sieurs endroits de l’ouvrage, et réunit toutce que la chaleur et l’originalité du talentde Goethe peuvent faire éprouver de plusanimé. Une jeune fille italienne est l’enfantde l’amour, et d’un amour criminel et terri-ble, qui a entraîné un homme consacré parserment au cuite de la divinité; les deuxépoux, déjà si coupables, découvrent aprèsleur hymen qu’ils étoient frère et sœur, etque l’inceste est pour eux la punition du