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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
quiétudes de lame, si philosophique dansses résultats, une fiction simple mais d’unintérêt prodigieux. Si l’on a cru nécessairedans toutes les sciences de frapper les yeuxpar les signes extérieurs, n’est-il pas natureld’intéresser le cœur pour y graver de grandespensées?
Les romans par lettres supposent toujoursplus de sentiments que de faits; jamais lesanciens n’auroient imaginé de donner cetteforme à leurs fictions; et ce n’est même quedepuis deux siècles que la philosophie s’estassez introduite en nous-mêmes pour quel’analyse de ce qu’on éprouve tienne une sigrande place dans les livres. Cette manièrede concevoir les romans n’est pas aussi poé-tique, sans doute, que celle qui consistetoute entière dans les récits; mais l’esprithumain est maintenant bien moins avide desévènements même les mieux combinés, quedes observations sur ce qui se passe dans lecœur. Cette disposition tient aux grandschangements intellectuels qui ont eu lieudans l’homme; il tend toujours plus engénéral à se replier sur lui-même, et cherchela religion, l’amour et la pensée dans le plusintime de son être.