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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

La théorie dItriand sur les gestes est trèsingénieuse. Il se moque de ces bras en moulinà vent qui ne peuvent servir quà déclamerdes sentences de morale; et croit que dor-dinaire les gestes en petit nombre et rap-prochés du corps indiquent mieux les im-pressions vraies; mais, dans ce genre commedans beaucoup dautres, il y a deux partiestrès distinctes dans le talent, celle qui tientà lenthousiasme poétique et celle qui naîtde lesprit observateur; selon la nature despièces ou des rôles, lune ou lautre doiventdominer. Les gestes que la grâce et le sen-timent du beau inspirent ne sont pas ceuxqui caractérisent tel ou tel personnage. Lapoésie exprime la perfection en généralplutôt quune manière dêtre ou de sentirparticulière. Lart de lacteur tragique con-siste donc à présenter dans ses attitudeslimage delà beauté poétique, sans négligercependant ce qui distingue les différentscaractères: cest toujours dans lunion delidéal avec la nature que consiste tout ledomaine des arts.

Lorsque je vis la pièce du Vingt-quatrefévrier jouée par deux poètes célèbres, A.W. Sclilegel et Werner, je fus singulièrement